L'asservissement consiste à automatiser une stratégie d'arrosage "durée fixe, fréquence variable".
Les pratiques habituelles d'arrosage adoptent une stratégie d'arrosage "fréquence fixe, durée variable". Dans ce cas, il s'agit d'ajuster la durée d'arrosage souvent avec la notion de water budget, pour l'adapter à une décision prise par les équipes des espaces verts, a une information de pluviométrie passée ou prévisionnelle.
Cette méthode a 3 inconvénients :
agronomique : elle "biberonne" le végétal qui ne développe pas son système racinaire. Ceci entretien le végétal dans un système de dépendance.
opérationnel : les modifications de durées occasionnent des chevauchements de planning, qui peuvent occasionner des chutes de pression, ce qui peut pénaliser les cycles d'arrosage. Des outils permettent de gérer cela, ils sont très complexes
impact faible : Greencityzen a démontré que le pilotage d'un tel arrosage a partir d'un pluviomètre connecté ne permettait de faire que 10% d'économies d'eau, là ou l'arrosage piloté par des sondes dans le sol dépasse largement les 50%.
L'asservissement de l'arrosage par les sondes d'humidité du sol évite ces 3 inconvénients et prend la décision chaque jour d'arroser ou pas en fonction du taux d'humidité dans le sol par rapport à la consigne réglé par le responsable de l'espace vert.
Cette méthode est pleine de bon sens, très simple à mettre en œuvre et permet d'obtenir des économies d'eau supérieure à 50% à l'année.
Au delà de la simplicité, cette méthode d'arrosage permet de développer le système racinaire, qui rend le végétal encore plus robuste et moins impacté par le stress hydrique.
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